Enterrement officiel de la bravitude... et de la candidate
Où est-il le bon temps où Ségo poussait sa folle créativité jusqu’à l’outrage de la langue française ? Que sont devenus la bravitude, la France respirante et la spiritualité d’un Montebourg ? C’était de bon temps de la bécassine légère et inconsciente.
Quand, à l’occasion de la journée de la femme, la candidate a lancé en plein meeting à Dijon "Liberté, Égalité, Sororité", les oreilles des internautes anti-ségo se sont frottées les mains. "Ça y est, elle a rechuté" se réjouissaient les uns. "C’est reparti, ça va être un feu d’artifice" espéraient les autres.
Hélas ! Trois fois hélas ! En consultant le dictionnaire, les uns et les autres constatèrent que la sororité n’était pas une nouvelle ségolénade mais que le mot existait bien. Venant du latin soror – fraternité – et de l’anglais sorority, il signifie "solidarité entre femmes".
Ajoutez à cette rentrée dans le rang de la normalité, l’arrivée du troupeau d’éléphants qu’elle a tant méprisé, et vous comprendrez que c’est foutu pour elle. L’envoûtement ne marche plus, l’illusion est retombée, l’affrontement hypocrite gauche-droite l’a emporté et elle ne peut que plonger dans les sondages et perdre finalement le combat. De profundis.