Que les choses soient claires !
Koikeladi :
Le nucléaire iranien : « Vous avez devant vous la seule responsable politique qui s'est clairement exprimée contre l'accès de l'Iran au nucléaire civil ».
L'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) en 1970 et ne l'a jamais violé. Israël, l'Inde et le Pakistan ne l'ont jamais signé. Bien sûr, le développement de la technologie civile donne accès au volet militaire, mais est-ce une raison pour que les gendarmes du monde désignent les bons élèves qui ont gagné un droit au progrès technologique et les mauvais qui n'ont droit à rien ? Sans parler des petits tricheurs qui font discrètement leur bombe dans leur coin. Va-t-on rejouer la comédie des armes de destruction massive cachées en Irak ? Ah ! si l'Iran avait un régime démocratique, tout serait différent. Hypocrisie occidentale ! Selon Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l'Orient, les iraniens auront leur bombe, dans 3 ans, 10 ans, 15 ans mais ils l'auront, la question fondamentale est : l'auront-ils avec nous ou contre nous ? La seule solution est certainement le dialogue et la négociation, une négociation qui n'élude pas le problème de la sécurité de l'Iran, notamment sur sa frontière avec le Pakistan.
La démocratie sélective : « En l'état actuel des choses, où le Hamas est sur la liste des organisations terroristes, il n'est pas question de parler aux dirigeants du Hamas ».
Voilà que le Hamas qui regroupait vendredi des élus démocratiquement désignés avec qui des contacts seraient pris, devient lundi une organisation inscrite sur la liste noire du terrorisme. Seule explication : elle avait égaré sa liste et l'a heureusement retrouvée dimanche. Ouf ! on a frôlé la polémique. Pourtant les élections dans les territoires palestiniens ont été citées comme un exemple pour les pays arabes généralement peu démocratiques. Jusqu'au jour où les résultats ont fortement déplu aux pays les plus démocratiques du monde (USA... c'est à peu près les mêmes que les plus riches du monde).
La FINUL survolée : La déclaration « Je demande que cessent les survols de positions de la force de l'ONU par l'aviation israélienne. J'ai bien l'intention d'en parler aux dirigeants israéliens. Mon rôle, là, est utile » est devenue après sa rencontre avec Ehud Olmert en Israël « J'ai compris que ces survols sont liés à un certain nombre d'événements ou de faits qui les justifie. Mais ils devraient probablement diminuer en nombre ».
Qu'on ne l'accuse pas de changer d'avis, c'est un problème de traduction ! Le traducteur au Liban n'était pas le même que celui en Israël. Une enquête a néanmoins été ouverte pour savoir s'ils n'ont pas été soudoyés par l'UMP.
Le mur de séparation : « Quand c'est nécessaire, c'est sans doute justifié, encore faut-il que les choses se fassent dans une bonne entente ».
Si le sujet n'était pas aussi grave, on rirait de cette ségolénade. Retenons que le seul problème que ce mur pose à la madone, ce n'est ni son principe, ni les drames qu'il provoque, ni les haines qu'il entretient, mais seulement... son tracé.
En conclusion, dans le domaine réservé de la présidente de la République, elle engagera une diplomatie de contacts interpersonnels, une écoute attentive, un dialogue franc et peut-être, je dis bien peut-être, parviendra-t-elle ainsi à saisir quelque-unes des subtilités de cet Orient qu'elle a trouvé si compliqué. A mon tour, je suis très réservé.
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